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By anne-marie.dubois - Posted on 01 novembre 2016

Ce cheminement bidiplômant offre la possibilité aux étudiants de 2e cycle de suivre une formation novatrice dans le domaine des plasmas à l'INRS, au Québec, et à l'Université Toulouse III – Paul Sabatier, en France. À la fin de son cursus, l'étudiant reçoit deux diplômes de maîtrise.

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-  contribuer à des avancées scientifiques dans de nombreux domaines comme l’astrophysique, la fusion nucléaire, l’aéronautique, l’énergie ou la biomédecine.
 
-  diversifier vos possibilités de carrière et bénéficier d’un atout pour travailler dans différents secteurs de la science et de la technologie en France et au Québec.
 
 
 
- Vivez une expérience d’études à l’international. 
 
- Profitez de  la qualité de l’enseignement théorique et de l’excellence des infrastructures de recherche des deux universités partenaires.
 
- Recevez des bourses généreuses pour financer les coûts de transport et de séjour dans les deux pays
 
 
 
Aperçu du cheminement
Le cheminement bidiplômant en plasma a été conçu pour donner à l'étudiant des connaissances générales en matériaux avancés et une spécialisation en plasma. Il comporte 45 crédits ou 120 ECTS. Tous les étudiants débutent le programme en France et effectuent deux semestres dans chacune des deux universités partenaires. Trois stages de recherche totalisant 24 crédits ou 61 ECTS doivent être réalisés et évalués par les responsables de stages français et québécois. Idéalement, les stages s'inscrivent dans un continuum d'activités de recherche dans le domaine des plasmas. Au terme des trois stages, l'étudiant aura réalisé des activités de recherche répondant aux exigences d'un mémoire de maîtrise. Chaque établissement délivrera un diplôme pour le programme visé. Le libellé des diplômes fera mention du cheminement bidiplômant en plasma et de l'établissement partenaire. Pour plus de détails, consultez la description officielle du cheminement bidiplômant en plasma.
 
 
 
Bourse d'études
Le candidat au cheminement bidiplômant en plasma peut soumettre une demande pour une bourse d'études d'un montant de 1 250 $ par mois durant 8 mois. Cette bourse est cumulable avec d'autres bourses. Tous les détails sur le programme de bourses pour les étudiants au cheminement bidiplômant en plasms.
 
 
 

 

Si ce programme vous intéresse et que vous désirez vous y inscrire, communiquez avec le professeur Mohammed Chaker à l’adresse chaker@emt.inrs.ca.

 

 

 

    

 

Pour être admis à la formation bidiplômante, vous devez envoyer votre demande aux deux établissements universitaires :

 

INRS
Maîtrise en sciences de l’énergie et des matériaux – Cheminement bidiplômant en plasma
 


 

Université Toulouse III – Paul Sabatier
Master EEA parcours sciences et technologies des plasmas
 
 
 
 
Les plasmas sont au cœur de nombreux domaines de la science et de la technologie comme l’astrophysique, la fusion nucléaire, la synthèse de nanoparticules, la fabrication de micro et nano circuits électroniques, la fonctionnalisation de surfaces, etc. Plusieurs sujets de recherche associés à l’étude des plasmas seront proposés aux étudiants qui suivront le programme bidiplômant de l’INRS et l’Université Paul Sabatier.
 
Voici quelques exemples de projet de recherche :  
 
1) Titre du projet : Modélisation cinétique des plasmas d’hélium instationnaires
 
Description du projet : Les plasmas sont des milieux complexes, où siègent de nombreuses réactions résultant des fortes interactions entre les particules qui les composent. La prédiction des propriétés des plasmas à l’équilibre au moyen de simulations cinétiques est un défi important en raison du grand nombre d’états atomiques peuplés et des sections efficaces qui dépendent fortement de l’énergie. La prédiction des propriétés des plasmas instationnaires est un défi encore plus important en raison de leur dépendance sur le temps. Cependant très peu d’études théoriques ont été consacrées aux plasmas instationnaires qui révèlent pourtant des propriétés très particulières en ce qui concerne la composition de leurs états atomiques.
 
L’objectif de ce projet est d’exploiter les outils de modélisation développés à l’INRS pour étudier les plasmas d’hélium dans de nouveaux contextes où les variations temporelles sont très rapides. Cette étude pourrait permettre de profiler sélectivement les sources d’excitation des plasmas dans le but d’en exploiter les propriétés uniques.
 
2) Titre du projet : Modélisation PIC d’un propulseur de Hall bi-étage pour le maintien sur orbite de satellites
 
Description du projet : Les propulseurs plasmas comme le moteur de Hall sont actuellement utilisés pour le maintien en poste des satellites géostationnaires. La singularité de ce type de moteur est l’utilisation d’un champ magnétique dont le rôle est de piéger des électrons et de permettre la formation d’une région à fort champ électrique dans laquelle un faisceau d’ions est accéléré puis extrait du plasma pour fournir la poussée.
 
L’équipe GREPHE du laboratoire LAPLACE a développé une expertise depuis 15 ans sur la simulation de ces propulseurs, pour une meilleure compréhension du fonctionnement de ce type de satellite visant leur amélioration. Le programme de bidiplomation entre l’INRS et l’Université Paul Sabatier propose régulièrement des sujets de recherche proches de cette thématique.
3) Titre du projet : Étude des propriétés des plasmas d’arc de disjoncteurs des réseaux électriques haute tension.
 
Description du projet : L’un des verrous technologiques actuels concernant les disjoncteurs des réseaux électriques haute tension (HT) concerne le remplacement de l’hexafluorure de soufre (SF6) par un gaz ayant une empreinte écologique moindre. En effet, l’hexafluorure de soufre est considéré comme l’un des principaux gaz responsable de l’effet de serre. Le « Pouvoir de Réchauffement Global » ou PRG de l’hexafluorure de soufre est égal à 22200. Le rejet d’une tonne de SF6 dans l’atmosphère est donc équivalent à l’émission de 22200 tonnes de CO2. Depuis la signature du protocole de Kyoto en 1997, certains pays, dont la France, se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Les industriels du secteur sont donc fortement sollicités pour proposer des dispositifs novateurs dans lesquels le SF6 pourrait être remplacé par un gaz ou un mélange de gaz alternatif présentant des qualités de coupure équivalentes à celles de l’hexafluorure de soufre mais ayant un plus faible impact écologique.
 
Pour optimiser le fonctionnement des disjoncteurs HT, il est nécessaire de comprendre les phénomènes physiques responsables des transferts d’énergie au sein du plasma et entre l’arc et les matériaux environnants. Pour cela, les industriels et les chercheurs travaillant sur cette thématique ont souvent recours au développement d’outils de modélisation. Or la mise en place d’un modèle hydrodynamique du comportement de l’arc au sein du disjoncteur nécessite de déterminer au préalable la composition chimique, les propriétés radiatives, thermodynamiques et les coefficients de transport du plasma qui varient rapidement avec la pression, la température et le mélange gazeux. L’étude des arcs de disjoncteurs HT font partie des sujets de recherche offerts aux étudiants du programme bidiplômant en plasmas. 
 

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